Tout savoir sur la grippe

Tout savoir sur la grippe!

La grippe est une infection respiratoire aiguë, due à un virus spécifique, avec des manifestations cliniques caractéristiques. C’est une maladie épidémique.

Il existe différentes souches du virus grippal  (de la famille des Orthomyxoviridae) , ce dernier subissant des mutations antigéniques continues qui expliquent les difficultés de vaccination et la fréquence des rechutes.

Structure et caractéristiques du virus de la grippe

Le virus de la grippe est constitué d’une enveloppe lipidique sur laquelle se dressent des « aiguilles » qui sont en réalité des glycoprotéines (chaine polypeptidique, la protéine, sur laquelle se greffe un

groupement oligosaccharidique, le sucre ou glucide).

Les deux glycoprotéines de surface les plus importantes (notamment chez les virus A et B) sont l’hémaglutinine et la neuraminidase.

Le virus  contient en son centre, son matériel génétique, le génome, (appelé génome viral) qui est constitué de plusieurs structures, les nucléocapsides qui résultent de l’association d’acide ribonucléique (A.R.N) et de nucléoprotéines.

Il est possible d’expliquer la difficulté de la lutte contre les épidémies de grippe qui sévissent chaque année par un taux de mutation (modification de l’information contenue dans le génome) relativement important. Ceci étant la conséquence d’un fonctionnement peu fiable de l’ARN polymérase, qui commet un certain nombre d’erreurs lors de la fabrication de nouveaux brins d’ARN.

Le virus peut survivre sur de très longues périodes à basse température, autour d’un mois à 0°C, et peut rester contaminant environ une semaine à la température du corps.

Par contre des savons (détergents) et des antiseptiques (désinfectants), peuvent venir à bout du virus. Il faut pour cela en période d’épidemie de grippe avoir une hygiène, notamment une hygiène des mains, plus poussée qu’en temps normal: méticuleusement de laver les mains dés que l’on rentre chez soi et le reste du temps, ne pas hésiter à avoir sur soi un flacon de gel hydroalcoolique. Il sera ainsi facile de se désinfecter les mains (efficacité :plus de 99% de destructions des germes pathogènes) et cela sans lavage et sans essuyage.

Encore une fois,  le lavage au savon sera la meilleure solution.

Le gel hydroalcoolique ne sera utilisé uniquement lorsque le lavage à l’eau et au savon n’est pas possible.

Il faut tenir compte du fait que les gels hydroalcooliques de part leur teneur importangte en alcool peuvent irriter la peau, qu’ils ne doivent pas être appliqués sur les muqueuses, ne doivent pas être a portée de main des enfants et enfin, les fumeurs devront les utiliser avec précaution, étant donné leur caractère volatile et inflammable.

Le caractère saisonier de la grippe peut s’expliquer, dans notre hémisphère nord, par la combinaison, en période hivernale classiquement froide et sèche, de plusieurs facteurs: moins de soleil (et donc moins d’UV) qui permet au virus de survivre plus longtemps dans l’environnement; le confinement, dans nos intérieurs chauffés et peu ventilés, où le virus, en suspension dans des gouttelettes ne sera pas éliminé; l’arrivée des migrations d’oiseaux porteurs et vecteurs du virus de la grippe.

Prévention

Comme nous l’avonc signalé plus haut, la première mesure a adopter, en terme de prévention et pour tenter à son niveau, de diminuer la propagation de l’épidémie, sera d’élever le niveau de l’hygiène des mains (lavage minutieux au savon) dés que l’on rentre chez soi et surtout après avoir été en contact avec des personnes malades ou avoir touché des surfaces qui risquent d’avoir été contaminées. Encore une fois, si le lavage à l’eau n’est pas possible, pensez a avoir sur vous un flacon de gel antiseptique (en tenant compte des réserves signalées plus haut).

Ensuite, il conviendra de se moucher ou d’éternuer dans des mouchoirs jetables, ou en l’absence de tels mouchoirs, d’éternuer dans le creux de son bras.

La personne malade devra porter un masque chirurgical, de façon en éternuant, à diminuer la propagation dans l’atmosphère de la pièce de gouttelettes (émises en tousssant ou en éternuant) porteuses du virus.

Le personnel de santé, ou les personnes en visites dans des établissements de santé, devront pour se protéger utiliser des masques du type FFP2, qui filtrent de façon très poussée l’air que vous respirerez en empéchant au virus de pénétrer dans votre système respiratoire. On préferera les masques FFP2 dotés de valves (malheureusement plus honéreux) mais qui vous permettons de respirer avec plus de facilité et surtout d’évacuer plus facilement la vapeur d’eau exalée à l’origine d’un ramolissement du masque et qui entraine une baisse d’efficacité. De plus, il ne pourra être porté qu’une seule fois.

On pourra éventuellement envisager également le port de lunettes protectrices  (cf la photo ci à coté) car les goutelletes en suspension dans l’air peuvent en arrivant sur la cornée de l’oeil, pénétrer dans l’organisme.

Pensez également à aérer régulièrement vos intérieurs. ll faudra, tant faire ce peu, essayer de confiner dans un pièce qui lui sera réservée, la personne malade et mettre en pratique tout ce qui a été écrit plus haut (hygiène, masques et lunettes) lors des visites.

Mais finalement, toutes ses mesures étant difficiles appliquer dans la pratique, en essayant toutefois de faire son maximum, la meilleure prévention concernant l’apparition et la propagation de la maladie, sera la vaccination. Cette vaccination, parfois critiquée par des personnes qui déclarent avoir déclaré la grippe malgré avoir été vaccinées (en poussant l’examen clinique, on constate souvent qu’elles ont finalement déclaré un syndrome grippal, version moins important de la grippe), agira surtout de façon significative sur la baisse des complications et de la mortalité.

Le vaccin sera administré tous les ans sous forme d’une injection intradermique. L’immunité acquise (protection durant une année) apparaitra aprés deux semaines, et permettra de bénéficier d’une couverture (efficacité de la vaccination) d’environ  80%.

On pourra ressentir un légère douleur au niveau de l’injection et on ne pourra se faire vacciner en cas d’allergie aux oeufs (les virus étant cultivés dans des oeufs de poule fécondés).

Groupes prioritaires pour la vaccination contre la grippe:

Par ordre, les groupes de sujets suivants sont prioritaires:

Groupe 1 : les personnes à risque de complications à savoir:

– toute personne au-delà de 65 ans

– les personnes institutionnalisées

– tout patient à partir de l’âge de 6 mois présentant une affection chronique sous-jacente, même stabilisée, d’origine pulmonaire, cardiaque,

hépatique, rénale, métabolique ou des troubles immunitaires (naturels ou induits)

– les enfants de 6 mois à 18 ans sous thérapie à l’aspirine au long cours.

Groupe 2 : le personnel du secteur de la santé en contact direct avec les personnes du groupe 1.

Groupe 3 : les femmes enceintes qui seront au deuxième ou troisième trimestre de grossesse au moment de la vaccination.

Groupe 4 : les personnes de 50 à 64 ans, même si elles ne sont pas identifiées comme à risque car il y a une chance sur troisqu’elles présentent au moins un facteur de complications: tout particulièrement les fumeurs, les buveurs excessifs et les personnes obèses.

Source: vaccination-info.be

Notons que le vaccin ne protège que contre certaines souches de la grippe. On peut donc être vacciné contre la grippe et être infecté par la maladie. Dans ce cas, la gravité et la fréquence des complications sérieuses de la grippe sont réduites.

Traitements

En amont, il sera de préparer son organisme en agissant sur l’immunité:

1- On pourra envisager dés la fin de l’été de supplémenter en probiotiques (en ayant un action  bénéfique sur le système immunitaire associé au tube digestif): en combinant plusieurs souches de Lactobacillus acidophilus et de Bifidobacterium lactis (avec au total un nombre entre 10 et 25 milliards de probiotiques) on constate un diminution du nombre de jours d’absence, une réduction de l’intensité et de la durée des rhinorées (écoulement nasal), de la toux, et de la fièvre. de même, les prescriptions d’antibiotiques (non pas pour lutter contre le virus de la grippe, mais , dans certains cas pour éviter l’apparition de complications).

On pourra associer ces probiotiques avec des prébiotiques (qui provoquent la multiplication des souches naturellement présentes dans le colon).

Les prébiotiques peuvent être apportés par l’alimentation: les fruits, les légumes, le miel apportent un probiotique naturel, l’inuline.

Ils peuvent être apportés sous forme de compléments alimentaires contenant des fructo-ologosaccharides (les fameux « FOS »).

En parallèle, les prébiotiques agiront chez les personnes constipées, en modifiant la consistance des selles et auront un effet protecteur contre le cancer du colon.

Il faudra tout de même noter, qu’a fortes doses (autour de 15 g par jour), certaines personnes souffriront d’inconfort digestif, balonnement voir de flatulences…

Pour les chercheurs, la consommation journalière de probiotiques durant les mois d’hiver est un moyen simple et efficace de protéger les enfants des pathologies hivernales à type de rhumes et syndromes grippaux ; l’association des deux souches s’est montrée plus efficace que la seule souche de Lactobacillus acidophilus.

2- En homéopathie, l‘Oscillococcinum (à la 30 ème et à la 200 ème dilution) sera intéressant en prévention de la grippe, et cela à raison d’une dose par semaine pendant la période d’exposition grippale.

Si l’état grippal est à son début, on prendra une dose le plus tôt possible dès le début des symptômes, que l’on renouvellera éventuellement 2 ou 3 fois, à 6 heures d’intervalle.

Si l’état grippal est déclaré, la poslogie sera d’une dose matin et soir, pendant 1 à 3 jours.

3- En oligothérapie, en prévention, on pourra utiliser l’association Manganèse-Cuivre (1 prise par jour, dés l’automne), particulièrement dans le cas des rhinopharyngites. Pour une une prévention des pathologies respiratoires, on préférera utiliser le Soufre.

L’association Cuivre-Or-Argent  sera particulièrement efficace pour modifier le terrain et faciliter la récupération au cours de la phase de convalescence des maladies.

Le Sélénium est, quant à lui,  indiqué en prévention des infections ORL: une prise par jour. Attention à ne pas cumuler les apports de sélénium (alimentation, compléments ailmentaires, complexes de vitamines…).

4- Les vitamines ont aussi leur rôle à jouer dans la prévention des pathologies hivernales, notamment en stimulant l’immunité.

Lavitamine B6 intervient dans le bon fonctionnement du système immunitaire, et sera, notamment, intéressante chez les séniors. On la retrouve dans les choux, les pommes de terre, les céréales complètes, la levure de bière, les abats, les viandes, le poisson, les œufs.

La Vitamine B12  intervient dans la synthèse de l’ADN, des acides gras et dans la production de l’énergie cellulaire. La vitamine B12 est nécessaire à la production de globules rouges, sa carence est responsable d’anémie: l’anémie falsiforme, qui présente des globules rouges beaucoup plus grands que la normale, avec pour conséquence la difficulté pour ces globules rouges de pénétrer dans les capillaires du cerveau; cela entrainant très souvent de la baisse de moral voir de la dépression (d’ou l’importance d’une supplémentation quotidienne en vitamine B12 chez les végétariens) . Elle améliore la mémoire, favorise la croissance de l’enfant et participe à la synthèse du fer, de la vitamine C, des vitamine B9 et B5. Elle est proposée contre la fatigue notamment chez les personnes âgées.On la retrouve exclusivement dans les produits d’origine animale: abats, viandes, poissons, laitages, œufs. La vitamine B12 la mieux absorbée provient du lait.

La vitamine C, grâce à ses propriétés antioxydantes, elle aide à lutter contre à fatigue et à renforcer les défenses immunitaires. L’hiver, on la trouve dans les agrumes, les choux, les épinards. Attention, cette vitamine est hydrosoluble. Il ne faudra donc pas la prendre a forte dose, car elle sera éliminée. Il faudra priviligier des formes à libération prolongée (C-Will ®, par exemple) ou alors une vitamine C naturelle, comme celle extraite de l’Acerola. La vitamine C est en partie détruite par la cuisson.

La vitamine D, est vitamine liposoluble, qui facilite l’ absorption intestinale du calcium et du phosphore, la fixation du calcium sur les os. Ell intervient aussi au niveau de l’immunité.

Depuis peu, elle est très largement prescrite, car de nombreuses études ont pontré qu’elle prévenait les risques d’accidents vasculaires cérébraux, ainsi que l’apparition des maladies cardiaques.  La dose recommandée de vitamine D est de 800 UI par jour.

5- La Gemmothérapie (médecine naturelle qui utilise  des tissus embryonnaires végétaux en croissance ) permettra, elle aussi, d’obtenir une immunostimulation, et cela à travers: le Cassis bourgeon (Ribes nigrum) qui possède une action anti-inflammatoire et immunostimulante.

La posologie chez l’adulte sera de 50 à 100 gouttes par jour sous forme de macérat glycériné 1D. A diluer dans l’eau. Chez l’enfant, ce sera 1goutte par kg et par jour. Prendre de préférence le matin.

L’Eglantier (Rosa canina, jeunes pousses) constituera un remède interessant dans les infections et inflammations localisées à répétition telles otites, sinusites, bronchites, rhinopharyngites, et sera très utilisé chez l’enfant.

On l’utilisera sur une base de 1mg/kg/jour chez l’enfant et 50 à 100 gouttes par jour pour un adulte à diluer dans de l’eau (Rosa canina MG 1DH).

6- On pourra aussi envisager l’approche Homéopathique: par exemple grâce au Viscum album 5CH (3granules matin et soir) ou Thymuline 9CH ( une dose par mois pendant la période hivernale).

7- L’Aromathérapie (traitement par des huiles essentielles) pourra s’avérer judicieuse. Certaines huiles essentielles s’avèrent très efficaces pour renforcer les défenses immunitaires : Citron  , Huile essentielle de Ravintsara, Girofle, Laurier noble, HE de Thym bornéol

Attention toute cure d’aromathérapie sera suivie au maximum pendant 3 semaines. Ensuite, il faudra faire une pause dans le traitement( d’une semaine entre 2 cures ) . 3 à 4 cures sont possibles durant la période hivernale.

L’huile essentielle d’Origan compact (1goutte) pourra être associée au miel (1 cuillerée à café), et à une infusion de thym ou de romarin.

8- En phytothérapie, on pourra appel à des plantes capables d’augmenter les capacités de défense de l’organisme.

L’Echinacée (Echinacea angustifolia, pallida et purpurea) dont les parties utilisées sont la racine et les parties aériennes (E pallida) est reconnue pour leurs propriétés immunostimulantes mais également antibactérienne et antivirale. Elles stimulent l’activité des macrophages, des granulocytes, des cellules NK et augmentent la production d’interféron, d’interleukine 1, de radicaux libres oxygénés et de lysozyme.  Les extraits d’Echinacée ont montré une activité anti-oxydante.

On l’utilisera donc en prévention des affections chroniques des voies respiratoires supérieures (ORL), mais également dés les premiers signes de refroidissements.

On conseillera de l’utiliser sous forme d’extrait sec ou sous forme d’extrait hydro alcoolique ou de teinture mère: 50gouttes par jour.

Comme toujours lorsqu’il s’agit d’action préventive sur l’immunité, on l’utilisera en discontinu (10 à 15 jours par mois), pour éviter d’amoindrir les défenses immunitaires et de voir ses efficacité s’amoindrir.

A éviter chez l’enfant de moins de 12 ans, pendant la grossesse et l’allaitement.

Contre-indiquée chez l’enfant de moins de 1 an et en cas de maladie auto-immune ou d’immunosuppression

L’Eupatoire (Eupatorium cannabinum), dont la partie active utilisée sera la plante entière.

Traditionnellement reconnue comme cholérétique, l’eupatoire a fait l’objet de nombreux travaux . Elle renferme des composés polysaccharidiques qui stimulent le système immunitaire et renforcent la défense de l’organisme contre les infections, en particulier virales.

Elle sera utilisée principalement sous forme de gélules d’extraits secs sur base de 100 à 200 mg, a prendre 1 à 2 fois par jour.

Le Ginseng  (Panax ginseng) dont la partie utilisée sera la racine, fait l’objet d’une réputation pluri millénaire.
Cette «panacée» a fait l’objet de nombreux travaux scientifiques qui ont confirmé ses
vertus thérapeutiques:

 

– Activité stimulante générale: c’est un tonique défatigant. Il stimule la synthèse protéique.

– Activité anti-stress : résistance au froid, à la chaleur, à la fatigue.

– Activité immunostimulante.

– Activité cardio-vasculaire protectrice

Il sera utilisé principalement sous forme d’ampoules ou de gélules d’extraits secs sur base  200 mg, a prendre une fois le matin (éviter une prise plus tardive de part son activité stimulante).

Le Shiitake (Cortinellus shiitake), deuxième champignon le plus cultivé au monde après le champignon de Paris, est unchampignon comestible poussant naturellement sur le tronc d’un arbre d’Extrême-orient, le « shii ».

Il est très apprécié pour ses propriétés d’accroissement des défenses naturelles.

Par ailleurs, le Dr David Servan-Schreiber a insisté sur l’effet positif anti-cancer de la « lentinane », un composé anti-tumoral présent dans le shiitaké.

De nombreuses études scientifiques ont mis en avant ses vertus thérapeutiques:

– Activité anti-oxydante : le shiitaké, grâce à ses composés phénoliques permet de protéger les cellules du corps contre les radicaux libres (impliqués dans l’apparition des maladies cardiovasculaires, dans le développement de certains cancers et dans le vieillissement)

– Activité anti-tumorale : du fait de la présence de lentinane dans le shiitaké, les études sont en cours sur l’action anti-cancer de ce champignon.

– Activité anti-microbienne: la présence de substances comme la lenthionine et l’acide oxalique dont les effets anti-bactériens ont été prouvés in vitro. Le shiitaké permet ainsi de renforcer les défenses naturelles de notre corps.

Il sera utilisé principalement sous forme de gélules d’extraits secs sur base 500 mg, a prendre une à trois fois par jour, plutôt entre les repas

L’Eleuthérocoque Eleutherococcus senticosus) souvent appelée, à tort, « ginseng de Sibérie» même s’ils font partie de la même famille, est originaire de la Sibérie et du nord de la Chine.

Des articles de synthèse publiés en anglais dans les années 1980, mettent en avant ses propriétés adaptogènes (amélioration de la résistance au stress), l’amélioration de la performance et de l’endurance physique et des propriétés immunostimulantes. Mais il faut noter, que ces études n’ont pas été confirmées par des recherches plus récentes.

De nombreuses études ont mis en avant :

– une amélioration des performances physiques (études soviétiques des années 1960).

– une diminution des crises d’Herpès génital.

-un stimulation du système immunitaire. Les résultats d’essais in vitro indiquent que l’extrait des racines de la plante a une activité antivirale à large spectre.

– une activité sur la fatigue, en cas de problèmes de concentration, en cas deconvalescence. L’éleuthérocoque agit comme un tonique qui peut soutenir et stimuler l’organisme en cas de fatigue et de faiblesse, lorsque la capacité de travail ou de concentration est amoindrie ou au cours d’une convalescence.

Il sera utilisé principalement sous forme de gélules de nébulisats sur base 200 mg, a prendre deux fois par jour.

Il conviendra de consulter son médecin ou son thérapeute en cas d’hypertension.

Il sera utilisé principalement sous forme de gélules d’extraits secs sur base 500 mg, a prendre une à trois fois par jour, plutôt entre les repasn dure 1 à 3 jours. On constate parfois des signes annonciateurs: toux, sensation de froid, malaise général.

TRAITEMENTS
Traitement classique

Nous parlerons ici de la forme commune, sans complications.

Le premier traitement reste le repos au lit. La fièvre élevée nécessite la prise de boissons abondantes et régulières.

Salicylés (aspirine)et antipyrétiques (paracétamol) atténueront les pics fébriles. La vitamine C est souvent conseillée à ce stade.

Il est habituel de désinfecter le rhino-pharynx. Les antitussifs soulagent la toux d’irritation.

Il faut rappeler que les antibiotiques n’ont pas d’action sur la grippe non compliquée.
Les suites de grippe sont marquées, nous l’avons vu, par une fatigue intense. Anti-asthéniques et stimulants sont régulièrement prescrits.C’est dans ces trois ou quatre mois que l’on observe habituellement ses explosions épidémiques.

 Traitement homéopathique

On pourra utiliser le groupe des remèdes suivants :Bryonia, Eupatorium perfoliatum, Gelsemium, Rhus toxicodendron et Rhus radicans ;Apis, Arsenicum iodatum, Baptisia, Causticum, Mercurius solubilis, Nux vomica, Sanguinaria;Oscillococcinum, Influenzinum.

En début des états aigus , l’on pourra faire appel à: Aconitum, Ferrum phosphoricum, Belladonna, Nux vomica

Dans le détail, voici quelques remèdes qui pourront être utilisés:

Bryonia.

La maladie s’est installée progressivement, l’état fébrile est mélangé de frissons, le malade est abattu, le malade atrès soif

Il y a de la toux avec irritation laryngo-trachéale

Le patient est de mauvaise humeur, ne sait ce qu’il désire, demande tantôt une chose, tantôt une autre..

Eupatorium perfoliatum

Le tableau de ce remède est dominé par la courbature douloureuse de tout le corps spécialement, dans les membres et dans le dos, le malade est agité, il ne peut rester tranquille malgré le désir qu’il en a, car il n’est pas soulagé en bougeant, au contraire. Il souffre d’un mal de tête nauséeux, surtout occipital, avec endolorissement des globes oculaires ; d’un mauvais état digestif, d’une toux sèche, irritante.

 

Gelsemium

État grippal avec courbatures et lourdeur des membres , céphalée occipitale, fièvre sans soif.

Rhux toxicodendron

Grippe avec abattement pouvant aller jusqu’à la stupeur mais doublé d’agitation, d’endolorissement général, même dans le cuir chevelu, toux sèche, fatiguante et enrouée

Traitement phytothétapeutique

Le cycle évolutif spontané de la grippe n’est pas modifié par les traitements, quels qu’ils soient; on peut cependant améliorer la fièvre et renforcer l’état général par un traitement symptomatique. La phytothérapie pourra apporter une aide précieuse et dans le
traitement préventif, et dans la convalescence post-grippale.

La grippe est en général très fatiguante. La convalescence peut être longue. Elle nécessite toujours un traitement stimulant. Il faut aussi éviter tout risque de surinfection bronchique.

L‘Eucalyptus  (2 gélules matin et soir) protègera l’arbre respiratoire. Le Ginseng (matin et midi)sera utilisé pour ses propriétés antiasthéniques. On leur associera un complément vitaminique  qui améliorera la stimulation et la récupération.